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16 Rue de Tivoli, 33000 Bordeaux
fermé mercredi et jeudi; ouvert 13h/18h

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Le Château Labottière au 19ème siècle en photo

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Le Château Labottière tient son nom de ses commanditaires Antoine et Jacques Labottière. Ces deux frères, imprimeurs et éditeurs bordelais du XVIIIème siècle, tiennent boutique Place du Palais de l’Ombrière et possèdent un petit vignoble dans la campagne bordelaise. Ils font construire en 1773, cet hôtel particulier de type néoclassique.

La découverte au pied d’une colonne du château d’une plaque gravée, lors d’une restauration en 1965, permet d’attribuer la construction à Jean et Etienne Laclotte, qui étaient par ailleurs amis des frères Labottière. Ruinés par la Révolution, les frères Labottière suspendent leurs paiements en 1790. Antoine Labottière meurt en 1794, son frère Jacques vend le domaine, la maison, la librairie et l’imprimerie l’année suivante.

Par la suite, la propriété est acquise par un hollandais nommés Boers et loué à  M. Lannefranque, entrepreneur de spectacles, qui ouvre en ces lieux un établissement de plaisir au nom de Tivoli. L’historien de l’art Philippe Maffre évoque ensuite la présence d’un établissement de danse nommé « Fêtes champêtres, A Idalie » ouvert par M. Labille en 1803. Le Château Labottière a un temps appartenu à Antoine Gautier, maire de Bordeaux de 1849 à 1863, avant d’être vendu à la compagnie de Jésus le 14 avril 1857. En 1904, un incendie mène les jésuites à déménager sur le terrain qu’ils occupent toujours aujourd’hui avenue d’Eysines, à Bordeaux, non loin du Château.

A cette époque, la municipalité envisage d’installer au sein du château Labottière un Musée des Arts décoratifs. En 1911, ce dessein semble être abandonné: l’hôtel et le jardin paraissent inoccupés voire abandonnés.

La propriété est acquise par Janine Lozes en 1918 et elle s’y installe avec l’architecte Pierre Ferret jusqu’en 1931. Durant ces  «Années folles», tous deux mènent une grande vie et organisent de nombreuses fêtes et soirées à l’hôtel Labottière. Pierre Ferret entreprend également des travaux à cette époque, soucieux de respecter l’esprit néoclassique de la construction. Par ailleurs en 1920, à la demande de l’entrepreneur Marcel Despax, Pierre Ferret est l’auteur d’un hôtel particulier au 41 rue Durieu de Maisonneuve, sur une parcelle qui appartenait autrefois au jardin Labottière. En juin 1940, le gouvernement français s’installe à Bordeaux et l’Hôtel Labottière abrite une annexe du lycée Longchamp (aujourd’hui lycée Montesquieu).

Acquis par Bernard Magrez il y a une quinzaine d’années, le Château a été restauré au printemps 2011 pour accueillir l’Institut Culturel Bernard Magrez, ses artistes en résidence et ses expositions d’art moderne et contemporain. Pour ce lieu, son choix s’est porté sur des artistes contemporains, non seulement par goût personnel mais également par sa conscience de la difficulté d’être reconnu dans l’effervescence du monde artistique contemporain. Il s’agit aussi de contribuer de manière singulière et citoyenne au territoire, qu’il soit régional, national et international, au sein duquel l’Institut Culturel s’est inscrit.

 

Le Château, à l’exclusion des parties classées, est inscrit aux Monuments Historiques par l’arrêté du 21 novembre 1935.

Les façades, les toitures, et le jardin, sont classés Monument Historique par l’arrêté du 2 juin 1938.

 

 

 

Extrait page 98 de l'ouvrage de Florence Mothe : " Lieux symboliques en Gironde , trois siècles de franc-maçonnerie à Bordeaux" éditions Dervy

Construit par l'architecte Etienne Laclotte à la demande d'Antoine et  Jacques labottière, célèbres libraires bordelais attachés tout d'abord au Parlement de Guyenne. Originaires de Lyon, et intriducteurs des frères Willemoz à bordeaux, Jacques ( 1715/1798) et Antoine( 1717/1794) présidèrent, à partir de 1750 aux destinées de la maison qui avait été fondée par leur grand-père Claude à la fin du XVII° siècle. L'implantation de la librairie place du Palis lui assurait une grande afflence, tant par la proximité du palais de l'Ombrière, siège du Parlement, que par le fait que les diligences partaient et arrivaient à cet endroitpou toutes les directions. Un journal, Les Annonces, fut lancé en 1758. Un des principaux rédacteus était un Frère du Musée, Fortuné Scicotti. Les avocats et magistrats, très marqués par les différentes Loges, participèren presque tous à la rédaction des différentes publications des frères labottière, en particuleir , en 1789, le Journal de l'Assemblée nationale, en 1790, Les Affiches et en 1790 le Journal de Bordeaux et du département de la Gironde. On leur doit également la publication de plusieurs périodiques : l'almanah des Laboureurs; le Conservateur des richesses du paysan, et l'Almanach historique de la province de Guienne qui parurent jusquà la fin du XVIII°siècle. L'implication des frères Labottière dans le grand concert ésotérique bordelais des années précédant la révolution ne peut être mis en doute par l'examen même de ces différentes publications dont les articles, souvent anonymes, présentent cependant une connotation maçonnique transparente.

Dès 1785, l'Hôtel Labottière fit l'admiration de ses visiteurs à commencer par l'épistolière Sophie de la Roche qui vanta le parc dessiné par l'architecte avec ses allées en demi-cercle, ses terrasses , ses bosquets, et dss réduits voûtés.

Encore inpiré par la symbolique baroque, le parc de Labottière a été scrupuleusement conservé.Marqué par la modernité, ce lieu accueillit, en 1801 la première démobstration de ballon aérostatique par le physicien Garnerin. Enfin, le traiteur Labille s'empara de cette sompteuse propriété et y ouvrit en 1803 une maison de plaisir sous le nom de " Tivoli"' qui devint ensuite celui de tout le quartier . Après être redevenu un luxueux hôtel particulier, le château Labottière a été  acquis par Bernard Magrez, déjà propriétaire de plusieurs lieux hautement symboliques tels que le château Pape Clement à Pessac ou le château Fombrauge à Saint-Emilion, tous deux membres des Routes Montesquieu. Le propos de Bernard Magrez est de retrouver , à travers une oeuvre de mécénart artistique et culturel, l'âme intrinsèque de ces différent lieux. Pape-Clément, en raison de la personnalité de Clement V , sera dévolu aux colloques internationaux et recevra régulièrement historiens d'art, artistes, économistes. Fombrauge sera dédié à la musique, et accueillera interprètes et compositeurs en résidence et ateliers. Labottière sera l'écrin idéal pour les grandes collections plastiques d'art moderne et contemporain, qu' elles soient publiques ou privées. Sosu la direction de M. Ashok Adicéam, qui fut directeur du développement du Palazzo Grassi, ce lieu se veut mautière à réflexion à la fois artistique et philosophique. Les premiers programmes sont, à ce propos, hautement symboliques : Choses vues, choses peintes, Voyage dans l'espace-temps de la sculpture, Le réel et l'irréalité, La tentation de l'Occident, voilà les premières " planches" de ce nouveau lieu inspiré , un des plus passionnants de l'univers artistique bordelais qui prend acte de la splendeur des pierres  et de la nécessaire inspiration des  idées .

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