arbre généalogique simplifié d'après J Pol PUISNE à télécharger

 

 

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ci contre Alexandre de Montesquieu à La Brède (on le rencontre dans son " bar à vins l'Esprit des Vins" ) et la comtesse Jacqueline de Chabannes lors d'une cérémonie officielle en 2005, avant son décès .

 

 

 

 

 

 

PARLEZ MOI de " la biographie de Montesquieu"

 

(18 janvier 1689 - 10 février 1755)

 

Bibliographie :

Textes et citations sont extraits des ouvrages suivants :

Pierre Barrière : un grand provincial , ed Delmas 1946

Jean Marie Eylaud : les Secondat , ed Ferret

Montesquieu , : pensées et spicilège , ed Desgraves

Leo Drouyn : album 8

Perceval : Montesquieu et la vigne

Baurein : variétés bordelaises

 

 

En préambule, il disait dans « Mémoires de ma vie » :

« Quoi que ce soit une sotte chose que de commencer par la généalogie, il est bon d’en donner quelques connaissances . »

Montesquieu est issu d’une famille terrienne, qui de l’Agenais au Bordelais, a pu accéder à des charges importantes et constituer un patrimoine dont la seigneurie de La Brède deviendra à la fin de XVII° siècle le joyau et le symbole .

 

Montesquieu est connu surtout comme auteur des Lettres Persanes et de l’Esprit des Lois

 

1) Question : Montesquieu, c’est donc son nom de plume ? son patronyme ?

Réponse : Non, son nom de naissance est Charles Louis de Secondat, mais voici le nom complet du personnage passé à la postérité :

« Président Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu » .

 

2) Question : comment est-il devenu baron, par achat des terres ? par héritage ?

Réponse : par héritage

 

3) Question : Pourquoi dit-on baron de La Brède et de Montesquieu et non l’inverse ?

Pour respecter l’ordre alphabétique ?

Réponse : non, pour respecter l’ordre chronologique, car il est devenu baron de La Brède en 1713 à la mort de son père avant de devenir baron de Montesquieu à la mort de son oncle en1716.

 

4) Question : en 1685 révocation de l’Edit de Nantes ; Montesquieu a vécu dans la tourmente des querelles entre catholiques et protestants, dans sa famille était-on plutôt catholique ?

plutôt protestant ?

Réponse : les 2 !

Eléments d’histoire :

En 1130, les ancêtres de Montesquieu, seigneurs de Lalande, s’étant distingués au cours de la Guerre de Cent ans, la terre de La Brède a été élevée en baronnie

En 1686, Marie Françoise de Pesnel, apporte cette seigneurie en dot à Jacques de Secondat ; de leur union naît Charles Louis …En 1713, celui-ci, à 24 ans, devient baron de La Brède, à la mort de son père ; il avait déjà perdu sa mère, à l’âge de 7 ans, lors de la naissance de sa sœur.

Quant aux Secondat, ses ancêtres côté paternel, ils ont largement suivi la cause des rois de Navarre (protestants) et embrassé la foi réformée. C’est ainsi qu’en 1561, la terre de Montesquieu, modeste fief situé près d’Agen est donnée à Jean II de Secondat ; on fréquente la cour littéraire de Marguerite de Navarre, où se pratiquent les 2 cultes, dans un esprit de tolérance proche de Montaigne. En 1606, cette terre est élevée en baronnie par Henri IV, en faveur de Jacques II, pour services rendus …

En 1716, Jean Baptiste de Secondat, perd son fils unique ; les 3 frères et une sœur étant rentrés dans les ordres, c’est Charles Louis qui se voit léguer les biens de cet oncle, à savoir la baronnie de Montesquieu et la charge de Président à mortier. 3 mois après le testament, l’oncle meurt. En 1716, Montesquieu a 27 ans .

Cette même année voit la naissance à Martillac, à Rochemorin (à verifier) de son premier enfant, un fils prénommé Jean Baptiste comme l’oncle décédé .

 

Si Montesquieu avait bien été baptisé catholique en l’église de La Brède, en 1689, cela ne l’a pas empêché d’épouser Jeanne de Lartigue, une protestante en 1715 !

 

En 1789, le fief de Montesquieu a été enlevé à la famille …

 

 

5) Où est-il enterré ?

Question : à La Brède ? à Paris ? à Bordeaux ?

Réponse : on ne sait pas ; décédé le 10 février 1755, d’une pneumonie vraisemblablement, enterré dans un couvent (Eglise Saint Sulpice ? ) son corps a disparu durant la révolution de 1789

 

6) Question : à sa mort, il était handicapé¸ il était sourd ? aveugle ? paralysé ?

Réponse : à 45 ans , il avait été atteint de cataracte et se trouvait quasiment aveugle au moment de sa mort (un point commun avec son amie Madame Du Deffand)

 

7) Montesquieu et les femmes de sa vie ?

Question : combien de fois a-t-il été marié ?

Réponse : une seule fois en 1715 avec Jeanne de Lartigue qui lui apporte une dot de 100000 livres!

(à préciser) . Mais on lui connaît des fiançailles rompues en 1715 avec une certaine Germaine Denis .

 

8) Question : Cette époque est celle des familles nombreuses.

Combien sa mère a-t-elle eu d’enfants ? 3-5-7 -9 ? que sont-ils devenus ?

Réponse 6 : elle est morte en mettant au monde la sixième ; Marie et Thérèse sont devenues religieuses, Joseph et Marie Anne décédés en bas âge, Charles Louis Joseph est devenu abbé doyen de Saint Seurin en 1725 .

 

9) Combien Montesquieu a-t-il eu d’enfants ? 3-5-7-9 ?

Réponse 3, tous nés à Martillac, domaine de Rochemorin (à verifier, car ce n'est pas prouvé pour Denise)

Jean Baptiste né en 1716, Marie née en 1717 et Denise, la préférée, dit-on, en 1727 !

Il disait (un brin machiste )

« J’ai assez aimé ma famille pour faire ce qui allait au bien dans les choses essentielles, mais je me suis affranchi des menus détails »

Dans ses rapports avec les femmes, on note une galanterie …de vigneron !

Il écrivait à Mme Dupin, en 1744,

« J’ai reçu une lettre aussi jolie que vous, Madame, je ferai avec exactitude votre commission sur le vin …. »

 

 

10) Sous quel signe, est-il né ? quelle est son influence zodiacale ?

Né le 19 janvier, c’est un capricorne …

Les capricornes , dit-on, s’extériorisent difficilement, sont maladroits pour exprimer leurs sentiments. Montesquieu était mondain par obligation et il disait de lui-même : « la timidité a été le fléau de toute ma vie ; elle semblait obscurcir jusqu’à mes organes, lier ma langue, mettre un nuage sur mes pensées, déranger mes expressions . »

Les capricornes sont dit-on, persévérants, observateurs, aptes à toute recherche …

Toutes qualités de scientifique …

Montesquieu scientifique ? une passion qu’il a transmise à son fils, qui deviendra lui aussi membre de l’Académie de Bordeau.

On voit Montesquieu disséquer des chats (de ses voisins à Bordeaux) , observer et expérimenter sur oies et canards, traiter des fièvres et …des ivresses, utiliser un microscope pour étudier la semence humaine, s’étonner qu’il n’y ait pas plus de naissances gémellaires puisqu’il y a 2 trompes, étudier les effets et causes du tonnerre, de l’écho…

 

Montesquieu Académicien ?

11) Question : dans quelle Académie a-t-il eu sa place ?

A l’Académie de Bordeaux (des Sciences, Belles Lettres et Arts)

A l’Académie Française ?

A l’Académie de Berlin ?

Réponse : oui pour les 3, respectivement en 1716, 1728, 1746.

 

12) Montesquieu et la ville ?

Où a-il vécu ?

A Paris ?

A Bordeaux ?

A la Brède ?

Réponse : on trouve sa trace à Bordeaux rue du Mirail et rue des lauriers, à Paris rue Saint Dominique, mais c’est au château de La Brède qu’il semblait heureux de vivre .

Il disait « vous me parleriez de l’Europe, je vous parlerai de mon pays de La Brède »

Il disait aussi « je me fais une fête de vous mener à la campagne, où le vin est un excellent antidote contre la mélancolie »

Il disait « ce qui fait que j’aime être à La Brède, c’est qu’il me semble que mon argent est sous mes pieds »

 

13) Avons-nous une idée de sa fortune ?

De celle de sa femme ?

Montesquieu a vécu dans une certaine sécurité d’esprit et quiétude financière.

Il disait « je n’ai cessé d’augmenter mon bien, j’ai fait de grandes améliorations à mes terres …plutôt pour une certaine preuve d’habileté que pour devenir riche … »

Il fait des dépenses, en voyages , en bibliothèques, mais son épouse, austère calviniste, Jeanne de Lartigue ne l’incitait guère à des manifestations de luxe mondain.

On trouve peu de traces d’achats d’objets mobiliers, d’œuvres d’art ; il disait « il y a bien des gens qui ne regardent pour nécessaire que ce qui est superflu »

Il disait « en fait de parure, il faut toujours faire au dessous de ce qu’on peut ! »

Il n’hésitait pas non plus à accumuler dettes et emprunts afin de dissimuler sa fortune terrienne véritable, en montrant des embarras financiers.

On trouve trace chez les notaires d’un grand nombre de fermes, de biens détenus par achats, échanges ..Quelques noms sont évocateurs pour les habitants de la baronnie : Tanticoste, Bel air, La Chichine, La Moulinasse, et à Saint Morillon Lusié et Calente .

Il disait : « je n’ai pas voulu faire ma fortune par les faveurs de la cour, mais bien en faisant valoir mes terres. »

 

14) Sur ses propriétés que produisait-on ?

C’est l’époque de la polyculture : vigne, tabac, blé,

de l’élevage vaches et brebis, du jardinage : beaucoup de choux .

 

15) Montesquieu, vigneron et marchand de vin astucieux

 

Il aimait se préoccuper des soins à la vigne et au vin et en acquérir les connaissances techniques ; par exemple, contre la madérisation, il préconisait un mélange de lait, de sable, de sel ...Contre une fermentation intempestive, pas de bisulfite ! mais de l’orge ,du fenouil, du blé, du sel …le collage à la colle de poisson !

 

16) Question : Quel vin produisait-il ?  de quelle qualité ?

Du blanc ? du rouge ? un mélange de blanc et rouge ?

Réponse : oui c’était du claret, clairet, ou claré, un vin peu coloré provenant de la cuvaison de vendanges blanches et rouges mélangées (ceci n’est plus autorisé ! )

 

17) Où étaient ses vignobles ?

Dans le fief de Montesquieu qui produisait du vin pour eau de vie

A Pessac près Haut Brion, acquis en 1726, de haute lutte …

Au château Raymond (Entre deux Mers)

A Baron, à Clairac, (origine de Jeanne de Lartigue) près de Tonneins, un genre chasselas ;

 

Il produisait les vins les meilleurs et les plus réputés de la région des Graves sur laquelle il régnait en seigneur tout puissant. C’est à Rochemorin (Martillac) que Montesquieu confectionnait la plupart des vins qu’il exportait ou vendait sous l’appellation de « vin de La Brède », considérant que le titre de « baron de La Brède » était un meilleur support publicitaire que la dénomination « vin de Martillac" ! et il disait : « je ne sais si c’est mon vin qui a fait connaître l’Esprit des Lois …ou l’inverse … »

 

Il s’oppose violemment contre l’arrêt du Conseil sur la défense de faire des plantations nouvelles et aux arrêts de l’intendant Boucher concernant l’arrachage des vignes !

 

Ses méthodes de vente ?

Pas de courtier, pas de négociant, directement du producteur au consommateur !

Il écrivait à Lord Bulkeley : « je suis occupé à dépêcher mon vin dans le pays d’Irlande, aux habitants duquel je prie Dieu d’augmenter la soif ! »

Il écrivait à Mme de Mirepoix : « Vous pourriez passer en Angleterre en même temps que moi…nous y mettrons le vin de La Brède à la mode ; ce sera ma seule affaire et je m’en acquitterai bien. »

 

 

 

 

 

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