Léognan : balade à pied au coeur des Graves et Pessac-Léognan

* carte de promenade découverte familiale à Léognan, facile, 10 Km à pied environ

en Pessac Léognan

ci-dessus pigeonnier de la mairie de Léognan et le Lac Bleu

lire La Louvière

 

 

 

 

 

Au cours de la balade, vous apercevrez entre autres les châteaux prestigieux : La Louvière, Haut Bailly, Larrivet Haut Brion, Malartic Lagravière et vous reposerez sur le site du Lac Bleu .

L'église de Léognan, le château La Louvière et son parc sont en partie classés. voir sur le site 

Descriptif de la balade proposée en 2006 : voir les modifications en 2009

Départ de l’église St Martin…tourner à droite et traverser la place Salvador Allende, en face la rue Louise Michel (à côté de La Poste)…admirer sur la droite la rivière de l’Eau Blanche…à l’intersection de la rue Jules Guesde, à gauche l’avenue Hoche…Place de l’Etoile…3ème à gauche avenue du Maréchal Foch…à droite l’avenue de Bordeaux…à côté de la grille et du vestige de l’entrée du domaine de Bagatelle suivre le sentier à droite…traverser l’avenue de la Duragne. Après avoir contourné le Château La Louvière suivre à droite l’avenue de Cadaujac…à gauche le chemin du Brulat (ou Larrivet Haut-Brion)…à droite la rue du Livran du Haut Bailly…à gauche la rue du Haut-Brion…à droite la rue Auguste Blanqui…au carrefour 2ème à droite la rue du Branon…traverser l’avenue de la Brède, en face la rue Karl Marx …à droite le chemin longeant les vignes…traverser l’avenue de Mont-de-Marsan, en face le chemin de Prieur…à gauche l’avenue des Terres Rousses pour s’arrêter au Lac Bleu, puis remonter l’avenue des Terres Rousses à gauche…à droite l’avenue de Cestas…continuer le cours Gambetta…contourner l’église…remonter la rue (à droite le stade) puis traverser…entrer dans les jardins de la Mairie…Arrivée devant le pigeonnier du jardin.

 

Modification du descriptif de la balade en 2009 :

 

SIGM propose deux itinéraires de substitution au tracé proposé en 2006, car une partie est désormais interdite aux promeneurs, depuis novembre 2009, comme l'indique la nouvelle carte.

(motifs invoqués pour cette interdiction légitime puisque empruntant un itinéraire sur des voies privées :

" certains habitants du lotissement, situés sur le passage du circuit, ont été choqués de l'impolitesse de plusieurs marcheurs, pique-niquant et laissant détritus et papiers gras sur l'espace vert, faisant preuve d'une curiosité indélicate vis à vis des propriétés privées qu'ils longeaient et répondant de manière insolente et grossière aux remarques des riverains..." )

 

*un par la rue de la Liberté, qui présente cependant l'inconvénient de devoir, à l'arrivée sur l'avenue de Cadaujac de remonter sur la Louvière et en revenir après par le même chemin.

 

*l'autre, qui offre également un cheminement pittoresque et qui, débouchant au delà de la Louvière, permet de ne passer qu'une fois devant, sans aller-retour.
Traverser l'Avenue de la Duragne, tourner à gauche et la suivre quelques centaines de mètres.
Prendre à droite le Chemin de Lamarque qui tourne sur la gauche 100mètres après. Continuer à le suivre. A l'intersection avec le Chemin de Jacquin, tourner à droite et suivre ce chemin jusqu'à son intersection avec l'Avenue de Cadaujac. Franchissement de l'Eau Blanche sur un petit pont. On passe au milieu des vignes de la Louvière.
Arrivés à l'Avenue de Cadaujac, tourner à droite. On ne tarde pas à passer devant la Louvière.

 

 

 

 

*La Louvière le parc et le château

 

En l’an de grâce 1476, la forêt parcourue par des hordes de loups occupait la quasi-totalité de la paroisse de Léognan. Mais, au lieu-dit « La Lobeyra » (La Louvière), l’homme avait défriché une vaste clairière et s’était lancé dans la grande aventure viticole. La production était à cette époque encore réduite, de l’ordre de quelques dizaines de barriques, mais la qualité des vins produits était déjà reconnue. La famille de Guilloche, d’ancienne bourgeoisie anoblie par les charges, présidait alors à la destinée de ces lieux, depuis 1398. Son implication dans la vie politique de la cité bordelaise, au sein du Parlement, fut indéniable et ce pendant plus de deux siècles.

Entre 1510 et 1550, Pierre de Guilloche, puis son fils Jean, se lancèrent dans de vastes opérations foncières : achats, échanges de parcelles se succédèrent. Ces importants remembrements autour de la maison noble de La Louvière, semblable alors à un modeste castel orné de plusieurs tours, furent à l’origine du domaine que nous connaissons aujourd’hui. En cette première moitié du XVIe siècle, à l’instar de la famille de Guilloche, plusieurs parlementaires bordelais donnèrent naissance aux grands crus actuels. De confession protestante, les de Guilloche endurèrent plusieurs vagues de persécutions dans les années 1572 et leur bien de La Louvière fut, à maintes reprises, mis à sac.

Héritière de la maison de Guilloche, la dame de Roquetaillade vendit la Louvière en 1618 à Arnaud de Gascq, abbé commendataire de l’abbaye de Saint-Ferme. Mais, incapable de remettre en état cette propriété, ce dernier en fit don le 28 avril 1620 à la Chartreuse Notre-Dame de Miséricorde de Bordeaux. Tous les soucis de restauration du domaine et de son exploitation reposaient désormais sur les moines de la Chartreuse. La grande rigueur de cet ordre religieux et une gestion des plus méticuleuses vinrent rapidement à bout de la plupart des problèmes rencontrés jusqu’alors. La Louvière revivait enfin ! Bénéficiant en ce début du XVIIe siècle d’une conjoncture particulièrement favorable au développement de l’activité viticole, nos religieux apportèrent une attention toute particulière au vignoble. Dans les chais, tonneliers et maîtres de chais ne ménageaient pas leurs efforts et prodiguaient les meilleurs soins aux vins blancs et rouges, très prisés des marchands picards, anglais et flamands. Chaque année, plusieurs dizaines de barriques de vin rouge de La Louvière étaient ainsi embarquées sur des navires en direction de l’Angleterre ; les blancs partaient vers le Nord de l’Europe. Au XVIIIe siècle, les vins produits par les Chartreux étaient parmi « les plus excellents qu’on puisse boire dans tout le royaume ». Maîtres de la Louvière pendant près de deux siècles, les Chartreux en furent dessaisis au moment de la tourmente révolutionnaire.

En novembre 1789, l’Assemblée Nationale confisqua les biens du clergé. Déclaré « Bien national » , le domaine de La Louvière fut mis en vente au printemps 1791. Le vignoble s’étendait alors sur une quarantaine d’hectares. Les enchères furent remportées par un négociant bordelais, Jean-Baptiste Mareilhac. A la tête d’une des maisons de négoce les plus prospères de Bordeaux, Jean-Baptiste connaissait bien La Louvière dont il exportait une partie des vins vers Saint-Pétersbourg. Cette propriété était donc pour lui un très bon investissement.

Mais une seule chose manquait encore à son bonheur : une demeure digne de sa jeune épouse Jeanne-Emilie. Pour cette grande entreprise, il fit appel à un architecte de renom, François Lhôte, ancien élève de Victor Louis, auteur du Grand Théâtre de Bordeaux. La vieille maison et ses vestiges moyenâgeux laissèrent la place à une belle bâtisse dans le plus pur style néo-classique. Pour la décoration intérieure, il sollicita un de ses amis, François-Louis Lonsing, peintre d’origine flamande de grand talent. Celui-ci réalisa les grisailles et les plafonds du salon rotonde sur le thème des amours Psyché. Mais victime d’un empoisonnement dû au maniement de pigments toxiques, cet artiste ne put achever ses travaux et mourut à La Louvière au printemps 1799.

La nouvelle demeure fit l’admiration de tous. En 1946, le site fut inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques et fut classé en 1996. On retient que la famille Mareilhac présida à la destinée du domaine pendant une grande partie du XIXe siècle. Alfred Mareilhac, petit-fils de Jean-Baptiste hissa le vignoble de La Louvière parmi les vignobles les mieux tenus du département et obtint pour ces fabuleux résultats une « médaille d’or » décernée par le Ministère de l’Agriculture en 1869.

En 1911, Alfred Bertrand-Taquet, parisien d’origine, actionnaire de la « Revue Vinicole » acheta le domaine et en assura la gestion jusqu’en 1944. Il fut élu maire de Léognan en 1919 et le resta jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale. Victime de l’absentéisme de ses propriétaires, la Louvière joua par la suite,les belles endormies pendant plus de quinze ans.

Enfin, en 1965, André Lurton, viticulteur originaire de Grézillac tomba sous les charmes de La Louvière et s’en rendit acquéreur. Les années qui suivirent, virent ce domaine retrouver peu à peu son prestige d’antan… La demeure fut entièrement restaurée et le vignoble reconstitué…

texte d'après André Lurton

Site André Lurton :

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