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L'attentat de la rue Saint-Nicaise, conférence à Mongenan
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La naissance du terrorisme

  A l'heure où presque tous les pays du monde sont ensanglantés par les menaces terroristes, qui se souvient que le premier attentat de ce type eut lieu en France, en plein Paris, le soir de Noël 1800, et fit 22 morts, 28 blessés graves, et détruisit 46 maisons ?
 L'attentat qui visait Napoléon Bonaparte faisait partie d'une longue série qui résultait de la guerre civile - pudiquement appelée guerres de Vendée - qui fut, en fait, un génocide qui dura dix ans. Les Français sont toujours prêts à raconter avec des trémolos d'horreur dans la voix ce qui se passe chez les autres, mais ils tardent à qualifier les évènements pas très glorieux qui se sont déroulés chez eux. Il en est ainsi des Guerres de Vendée, d'autant plus singulières qu'il ne s'agissait pas de rétablir un prince sur le trône, mais de poursuivre une interminable jacquerie qui opposait ville et campagnes, provinces riches contre provinces pauvres, agriculture contre artisanat, commerce et bourgeoisie. On oublie également que l'Aquitaine fut impactée par ces guerres, qu'il s'agisse d'accueillir des réfugiés, qu'elles aient ranimé d'anciennes haines religieuses toujours vivaces, ou que les ports de Nantes et de Bordeaux en aient souffert.
Quoi qu'il en soit, l'homme à abattre s'appelait Bonaparte. Ce soir-là, ne pouvant célébrer Noël, les fêtes chrétiennes étant encore proscrites, Joséphine avait décidé de se rendre à l'Opéra en compagnie de sa fille Hortense et de sa belle-sœur Caroline Murat, enceinte jusqu'aux yeux. Napoléon n'avait pas envie de sortir. Pour retarder l'heure du départ vers la première audition de La Création de Joseph Haydn, il fit remarquer à Joséphine que son châle n'allait pas avec sa robe et pendant que son épouse se changeait, il décida de partir de son côté. Monté dans son carrosse, il s'y endormit et... rêva qu'il était à la guerre et que le combat tournait à son désavantage.
En réalité, il avait dû au sang-froid de son cocher d'échapper à un abominable attentat qui avait blessé Hortense qui se trouvait avec sa mère dans la seconde voiture. Les quelques secondes de retard de Joséphine avaient sauvé la vie du futur Empereur. Qui se rendit tout de même au spectacle, y fut ovationné, avant que le concert ne soit interrompu.
 Rentré aux Tuileries, Napoléon laissa éclater sa fureur contre Fouché qui l'avait assuré qu'aucun complot ne se tramait, et contre les ultras Jacobins qu'il rendait responsables de l'attentat.
Mais les Jacobins qui furent tous envoyés au bagne en Guyane et aux Seychelles n'étaient pour rien dans l'affaire. Les chouans étaient les auteurs de la conspiration et  de la fabrication de la machine infernale qui avait fait exploser une bonne partie du 1° arrondissement de Paris .
C'est cette passionnante intrigue,  ce fait divers hors du commun, ses tenants et ses aboutissants que Florence Mothe dévoilera dans la conférence qu'elle donnera le dimanche 8 décembre à 17 h au château de Mongenan. Qui étaient les conjurés ? Qui avait donné l'ordre de tuer Bonaparte? Fouché faisait-il partie du complot comme le soupçonnait Napoléon ? A coup sûr, une des énigmes les plus troublantes de cette période, la plus troublée de notre histoire.

Renseignements: Château de Mongenan 05 56 67 18 11, visite du musée à partir de 14 h, conférence à 17 h suivie de la dégustation gourmande des vins du domaine, entrée 10 €, gratuite jusqu'à 12 ans.

chateau.mongenan@free.fr 

www.chateaudemongenan.com

 

Château de Mongenan
Complots, conclaves, conciles, convents et conjurations !
La fameuse théorie du complot est née à la fin du XVIII° siècle et n’a jamais fini de prospérer depuis. Elle servit à expliquer l’arrivée subite de la Révolution qui sembla un évènement inexplicable à bien des observateurs de droite comme de gauche qui n’évaluèrent pas à leur juste prix le poids des maladresses de Louis XVI, l’appétit de ses sujets pour une société nouvelle, plus juste et plus humaine et l’intérêt que suscitait la France pour nombre d’appétits étrangers.
Pour autant, une conspiration globale avait-elle été menée consciencieusement, ourdie, financée, préparée et par quels groupes secrets dont force est de constater qu’on ne les a jamais démasqués pour l’excellente raison que la théorie du complot voulait qu’ils ne se connaissent pas eux-mêmes et répondent à des ordres mystérieux venus de « Supérieurs inconnus » ?
Et cependant, des complots ont bel et bien existé, balayant Louis XVI, puis Danton, puis Robespierre, puis les Egaux, portant Bonaparte au pouvoir et tentant de le lui arracher par tous moyens y compris la mort-même.
Florence Mothe va consacrer treize conférences à ces passionnants sujets qui n’ont guère été traités par les historiens, mais ont inspiré les romanciers du XIX° siècle, voire les compositeurs d’opéras et d’opérettes. Mais ces tentatives ne se limitèrent pas au port de la « perruque blonde et du collet noir ». Elles perturbèrent gravement la renaissance d’un pays qui avait connu la plus grande secousse de son histoire et qui avait déjà bien du mal à appliquer la fameuse devise : liberté, égalité, fraternité…
Treize conférences de Florence Mothe
Dimanche29septembre à 17 h : Le convent de Wilhehmsbad
Dimanche 6 octobre à 17 h : L’Affaire du Collier
Dimanche13 octobreà17 h : De la grande peur de l’été 1789 aux Journées d’octobre
Dimanche 20 octobre à 17 h : L’affaire Favras
Dimanche 27 octobre à 17 h : La fuite à Varennes
Dimanche 3 novembre à 17 h : La conspiration de l’œillet
Dimanche 10 novembre à 17 h : Le complot des chemises rouges
Dimanche 17 novembre à 17 h : Le IX thermidor
Dimanche 24 novembre à 17 h : La conjuration des égaux
Dimanche 1° décembre à 17 h : Le coup d’état du 18 brumaire
Dimanche 8 décembre à 17 h : L’attentat de la rue Saint-Nicaise
Dimanche 15 décembre à 17 h : Cadoudal et Pichegru
Dimanche 21 décembre à 17 h : Les complots maçonniques existent-ils ?

Conférences suivies de la dégustation gourmande des vins du domaine

Château de Mongenan 33640 Portets
Monument Historique privé ouvert à la visite. Jardins Remarquables et classés
Potager de France, Roseraie de France SNHF, Best of Wine Tourism 2008
Tel : 05 56 67 18 11 château.mongenan@free.fr
sans rendez-vous les tous les jours, toute l’année de 14 h à 18 h
Visite commentée durée une heure

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