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"De la société du spectacle à la société du paraître" conférence à Mongenan
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Capture animations automne 2017

 

 

 

 

 

 

 

La société du paraître

  Des chaussures Berlutti à 13000 F la paire, une montre à 38 112 €, des costumes pour 48 500 € par an.... La société du paraître a de beaux jours devant elle.
Ces quelques rappels permettent d'évaluer à quel point nos hommes politiques ont sombré, d'où qu'ils viennent et à quelque milieu  ou sensibilité qu'ils appartiennent ont sombré dans le blingbling.
Cette mode, venue du rap, a commencé à triompher sous Nicolas Sarkozy. Puis elle s'est étendue au point que l'actualité, jour après jour, scandale après scandale, démontre que tous en sont frappés.
Rachida Dati, Julien Dray, Aquilino Morelle, François Fillon, tous ont été rattrapés par leur vestiaire ostentatoire Certes, l'épidémie n'est pas neuve. Le premier à l'avoir dénoncé s'appelle Pétrone qui, dans le Satiricon, a longuement dépeint le fameux souper de Trimalcion,  nouveau riche à la sauce romaine qui mettait de la poussière d'or dans son garum. Le surintendant Fouquet avait renouvelé l'expérience. Un long séjour à Pignerol lui a démontré à quel point  l'ostentation pouvait être mal perçue.
Jadis, on n'avait pas le droit de tenter d'égaler le souverain, fut-ce par Vatel interposé. Aujourd'hui, cette imitation est au goût du jour. Elle est recommandée car elle fait marcher l'industrie. Les acheteurs compulsifs sont élevés au rang d'idoles et il est de bon ton d'arborer des bijoux d'émir.
Comment en est-on arrivé là ? Comment est-on passé de la critique de la société de consommation à une société de la surconsommation qui atteint certains jusque dans leur chair puisque les opérations de chirurgie esthétique s'achètent désormais à crédit et que les politiques sont tous teint, liftés, Berluttés, Arnyssés, rollexés sur toutes les coutures.
Mai 68 avait prévu que la société française était en train de filer un mauvais coton, mais jamais les révolutionnaires de l'époque n'auraient pu croire que c'était à ce point.

Pour la dernière conférence de la série "De l'Etat spectacle à la société du paraître" qui sera donnée le dimanche 17 décembre à 17 h au château de Mongenan, Florence Mothe dressera le catalogue de l'ostentation contemporaine. Elle tentera d'expliquer les raisons pour lesquelles notre société a cédé à ce travers et vers quoi cette dérive nous conduit, alimentée par la publicité et les ventes sur internet.
En quoi notre apparence nous définit-elle, dit-elle de nous quelque chose de vrai ? Quel message voulons nous porter en proclamant à travers le gaspillage que la vie est finalement trop courte pour être vécue pauvre ?
Cette réflexion philosophique mérite qu'on la mène.  Dès le 7 janvier, le château de Mongenan proposera un sujet beaucoup plus austère : "Il y a cinq cents ans que nous protestons". Il sera question de Luther, de Calvin, des Chartrons, de la H.S.P. Rien de blingbling, mais toujours l'étude des mouvements contestataires...

Château de Mongenan, 33640 Portets. Renseignements: 05 56 67 18 11 Visite de 14 h à 18 h, entrée 10 €, conférence suivie de la dégustation gourmande des vins du domaine.

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