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Récital de piano William Théviot (Liszt ... ) à Mongenan Portets
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Dimanche 25 octobre à 17h : Récital de piano William Théviot (Liszt : Liebestraume     1,2 et 3, Il penseroso, Sonnets de Pétrarque, Après une lecture de Dante, Etude n°9 Ricordanza, Vallée d’Obermann, La lugubra Gondola)

Le très brillant jeune pianiste, William Théviot proposera un récital dédié à Liszt dans le cadre enchanteur de la grande salle du musée de Mongenan. Mais histoire de faire référence à la Régence, ce pianiste que certains n’hésitent pas à comparer à Glenn Gould interprétera notamment « Rêve d’amour » Tout un programme en  quelque sorte.

William Théviot joue Liszt au château de Mongenan

Il dit avec un certain humour « avoir Liszt et Chopin comme colocataires ». William Théviot, vingt deux ans, pianiste, est un musicien boulimique qui s’intéresse autant au piano qu’au violon , à la musicologie qu’à l’écriture, au fait musical qu’au fait littéraire, à la philosophie qu’à la peinture. Certains le présentent déjà comme le Gleen Gould français car il estime comme son illustre devancier « que la musique ne peut pas se contenter d’être hédoniste ».

William a intégré à sept ans le Conservatoire de Bordeaux où il a reçu l’enseignement de Sophie Teboul pour le piano et de Patrice de Faccio pour l’harmonie. Mais ce sont les rencontres de Jean-Michel Damase et de François-René Duchâble qui ont été déterminante pour l’éclosion de sa personnalité. Son répertoire démontre l’éclectisme de ses goûts (Albéniz, Dvorak, Grieg, Falla, Khatchaturian, Waldteufel, Gershwin), son attrait pour la musique de notre temps (Dutilleux, Messiaen, Zimmermann), mais surtout sa fascination pour les musiques « verticales » telles l’Hammerklavier de Beethoven ou la sonate de Berg.

Le romantisme qui s’exprime par le piano mieux que par toute autre technique lui permet d’interpréter Chopin, Liszt, Schumann, Schubert et Brahms jusqu’à Debussy (La fille aux cheveux de lin), Satie (Les Gymnopédies) ou Ravel (La Pavane). C’est alors qu’il tente de restituer par la subtilité du toucher les couleurs et le velouté des pianos d’époque car il se passionne aussi pour la facture instrumentale.

Invité le dimanche 25 octobre à 17 h à jouer Liszt au château de Mongenan à Portets, il utilisera un Erard de la première moitié du XX° siècle, apportant à la Ricordanza, à l’Impromptu, aux trois Rêves d’amour, à la Lugubre gondole et à la Lecture de Dante cette relative douceur qui révèle la fameuse « note bleue » chère à George Sand et à  Eugène Delacroix.

Le récital aura lieu dans les salles historiques du musée, partiellement déménagées pour l’occasion, mais l’exigüité des locaux permettra à coup sûr de retrouver l’atmosphère des salons romantiques où Franz Liszt se produisait jusqu’à l’aube pour faire découvrir et aimer les partitions nouvelles qu’il ne cessa de promouvoir et de révéler.


 

Renseignements et réservations : 05 56 67 18 11

Prix unique des places : 10 €
Programme du récital William Théviot

    CONCERT AU CHÂTEAU MONGENAN

             DIMANCHE 25 OCTOBRE 2015

      RECITAL D’ŒUVRES POUR PIANO SOLO DE FRANZ LISZT

Piano demi-queue Erard                                             Interprète : William THEVIOT

NOTTURNOS / LIEBESTRAUME (I, II, III)

IL PENSEROSO

« Quintes vides comme aboutissement d’une épuration qui vient ponctuellement confiner à l’ascétisme, sforzando sur des accords douloureux de quintes augmentées, mais également surenchère dans l’épaisseur de la texture harmonique avec une succession de neuvièmes et septièmes appogiaturées, ligne chromatique en contrepoint plongeant dans l’extrême grave, l’ensemble déroule une séquence méditative d’allure expressionniste, ombreuse, fatidique, et qui paraît exclusivement d’essence masculine. »

SONNETS DE PETRARQUE (XLVII, CIV, CXXIII)

« Le thème du Sonnet 47 est tranquille, sobre. Un rythme de barcarolle, et le passage du silence qui a la valeur du blanc entre les lignes, de l’ombre claire au creux du marbre. Liszt connaît l’art du « récitatif » et ce silence est présence, en cours de récit. Pétrarque parle de flèches et de blessures, de torture, de cris et de pleurs, mais Liszt demeure étrangement contenu, comme quelqu’un qui retient son souffle. Non pas à l’écart, ni en exil, mais effleurant seulement désir et douleur, s’imposant la distance de qui a découvert un secret. Alors ce secret s’impose dans la « litote », et magnifie le texte admiré, met une « aura » autour des mots, du lent balancement, du soupir.

Soupir devenu Elégie dans le deuxième Sonnet (104). Ici la parole s’élève jusqu’à la déploration. Liszt lit, demeure un temps en retrait. Sa vision fulgurante n’aveugle pas sa conscience, la lente patience.  »

« Pour la troisième fois, Liszt nous fait pénétrer dans le sonnet par un prélude. Il est doux, presque évanescent, il s’étire. Cantilène du thème, de plus en plus translucide, effacé, délicat. En souvenir de douleur passée : « J’ai vu luire de pleurs ces deux belles lumières » (les mots non dits, le piano seul parlant, traversent la pensée), « sanglots » entendus dans un vibrato dramatique, un chromatisme exacerbé qui monte et descend comme la vague obstinée, puis la lumière baisse, il fait doux, crépusculaire, clair ainsi qu’au début. L’amour mortel n’est plus : au bout d’un tracé lumineux l’amour sublimé (divin ?) déjà flambe, appelle. »

APRES UNE LECTURE DU DANTE : FANTASIA QUASI SONATA

« Après une lecture du Dante, Fantasia quasi Sonata nous plonge aussi dans une pensée extrêmement orchestrale ; je considère cette pièce comme son poème symphonique pour piano, d’une certaine façon, car portée par le souffle d’une écriture totalement symphonique.

La lecture de Dante a inspiré par ailleurs une symphonie à Liszt; il a donc pensé deux traitements différents d’un même sujet, l’un pour le piano, l’autre pour l’orchestre.

Je pense que la fantaisie pour piano sur Dante, pour profondément orchestrale qu’elle soit, ne sonnerait pas bien à l’orchestre. Devant des plans sonores aussi variés, on peut parler d’une orchestration au piano, mais pas d’une transcription à partir de l’orchestre.

L’appréciation doit fonctionner dans l’autre sens, car, confronté à une telle richesse d’écriture, on choisit comment faire sonner les plans entre eux, donc à l’échelle de l’ensemble du piano. Certaines pages accumulent tellement de notes qu’on pourrait très bien penser les jouer à deux pianos, mais cela ne marcherait pas du tout ! »

ETUDE D’EXECUTION TRANSCENDANTE N° 9 / RICORDANZA

VALLEE D’OBERMANN

« Dès les premières notes, Liszt crée un climat insoutenable de tristesse. Un large chant désespéré conduit au « Recitativo » et préfigure, cinq ans à l’avance, les déchirants leitmotivs de Tristan et Yseult.

  Puis, brusquement le ton change. L’accablement devient colère : « Tempestuoso », avec ses octaves alternées et ses traits sur fond de trémolos. Haché de silences dramatiques, le thème se raccourcit.

  Une cadence très vocale va céder à la reprise du thème initial, calmé, radouci, angélisé, dolce armonioso. La démarche est nette. La véritable action commence, sollicitant toute l’étendue du clavier. L’échelle des nuances est complète qui conduit l’instrument à transgresser ici ses limites ordinaires. En quarante-sept mesures l’acte est joué. Une certaine mélancolie a fait place à la colère. Une sorte de récrimination douloureuse porte le thème à son paroxysme; et l’œuvre se termine sur un cri. »

LA LUGUBRE GONDOLA (II)

« Dans cette dernière œuvre, véritable pierre philosophale de la musique, Liszt, tel un alchimiste, transforme sans cesse ses thèmes et les métamorphose en or pur. » Mikhaïl Rudy

Château de Mongenan 33640 Portets
Monument Historique privé ouvert à la visite. Jardins Remarquables,
Potager de France, Roseraie de France SNHF Best of Wine Tourism 2008, Route des vins en Graves et Sauternes
Tel : 05 56 67 18 11     Fax: 05 56 67 25 82                               

www.chateaudemongenan.com

                                                        

chateaux.mothe@wanadoo.fr
Visites commentées  (entrée 10€) du 7 janvier au 31 décembre, durée une heure, dégustation des vins du domaine
Tous les jours de 14 h à 18 h


dans le cadre des Animations d’automne 2015
2 septembre 1715, la Régence : Que la fête commence….

Le Château de Mongenan à Portets (Gironde), Monument  et Jardins Historiques ouverts à la visite, est une folie construite en 1736 par Le Herissey pour le Baron Antoine de Gascq . Datant du début du règne de Louis XV, elle présente encore toutes les caractéristiques  des « petites maisons »du XVIII° siècle,  ces « chaumières à surprises »cachées sous les ombrages et conçues pour le plaisir qui dissimulaient volontairement le luxe de leurs intérieurs sous des aspects simples et champêtres.Nul cadre ne saurait être mieux approprié à la célébration du tricentenaire de la Régence qui va remettre en mémoire cette période faste pour la France dont le Siècle des Lumières tout entier sera orphelin. Argent, plaisirs, gastronomie, littérature,  beaux esprits, peinture, musique, la France rayonne sur tous les continents et dans toutes les disciplines. Louis XIV a laissé un pays en pleine tristesse. Philippe d’Orléans le réveille par une fête perpétuelle, baroque autant qu’éblouissante.
Florence Mothe qui a décrit cette époque dans son roman « Si Dieu ne manque » (éditions Robert Laffont) se propose d’entraîner ses auditeurs dans ce tourbillon magique au cours de treize conférences qui feront revivre  les personnages, les œuvres et les mœurs de cette époque fabuleuse.  

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