Faire connaissance avec la Réserve naturelle géologique de Saucats-La Brède à partir de textes choisis dans l'Echo des Faluns

Choix de textes par Christiane Espeut Guillemot , SIGM

Présentation générale de la Réserve Naturelle Géologique
de Saucats - La Brède

Créée en 1979, l’Association pour la Réserve géologique de Saucats-La Brède a obtenu le classement Réserve Naturelle puis une délégation de service public pour gestion du site « espace naturel protégé» en 1982.
Musée à ciel ouvert, par des sentiers balisés (voir sur ce site) ou musée en Maison de la Réserve, que d’espèces de mousses, lichens, mollusques, salamandres, gastéropodes... on en a recensé quelques 200 nouvelles encore récemment !
Par ses principes, l’association s’inscrit dans le domaine de l’éducation populaire et de l’éducation de l’environnement. Elle est aussi très attachée à sa participation à un mode économique social et solidaire.


Outre l’organisation de rencontres auprès de publics variés, elle participe à des suivis, à des relevés de données de flore et faune, et est chargée d’étudier certains paramètres hydrogéologiques et d’expertises des bassins versants du canton.
Elle communique avec un périodique « l’ECHO des FALUNS ». Un livre est paru sur coraux, oursins, calcaires lacustres de l’Aquitanien.
Pour l’avenir, la RNG a l’ambition de mener des actions originales. De nouveaux adhérents ont toute leur place aux côtés de l’équipe déjà constituée pour mener à bien son projet associatif à l’étape 2010/2020.



Ci-après trois extraits par SIGM de l'Echo des Faluns, périodique de la Réserve Naturelle Géologique,

Des coquilles dans ce journal...

UNIS pour sauver le Fadet des laîches, CITÉ dans ce journal

Le Fadet des laîches

 

 

d'après VOLTAIRE : « Des Singularités de la Nature » (1768)

Des coquilles dans ce texte ...
Il est arrivé aux coquilles la même chose qu’aux anguilles : elles ont fait éclore des systèmes nouveaux. On trouve dans quelques endroits de ce globe des amas de coquillages ; on voit dans quelques autres des huîtres pétrifiées : de là on a conclu que la mer avait couvert toute la terre il y a quelques millions d’années.
Si la mer a été partout, il y a eu un temps où le monde n’était peuplé que de poissons. Peu à peu les nageoires sont devenues des bras ; la queue fourchue, s’étant allongée, a formé des cuisses et des jambes ; enfin les poissons sont devenus des hommes.
On prétend qu’il y a des fragments de coquillages à Montmartre et près de Reims. On en rencontre presque partout ...mais il n’y a pas une seule coquille sur la chaîne des hautes montagnes, depuis la Sierra Morena jusqu’à la dernière cime de l’Apennin. J’en ai fait chercher sur le mont Saint-Gothard, sur le Saint - Bernard, on n’en a pas découvert.
Un seul physicien m’a écrit qu’il a trouvé une écaille d’huître pétrifiée vers le mont Cenis. Je dois le croire, et je suis très étonné qu’on n’y en ait pas vu des centaines. Est-ce d’ailleurs une idée tout à fait romanesque de faire réflexion sur la foule innombrable de pèlerins qui partaient à pied de Saint-Jacques en Galice, et de tant de provinces, pour aller à Rome par le mont Cenis, chargés de coquilles à leurs bonnets? Il en venait de Syrie, d’Égypte, de Grèce, comme de Pologne et d’Autriche. Le nombre des romipètes a été mille fois plus considérable que celui des hadjis qui ont visité la Mecque et Médine, parce que les chemins de Rome sont plus faciles, et qu’on n’était pas forcé d’aller par caravanes. En un mot, une huître près du mont Cenis ne prouve pas que l’océan Indien ait enveloppé toutes les terres de notre hémisphère.
On rencontre quelquefois en fouillant la terre des pétrifications étrangères, comme on rencontre dans l’Autriche des médailles frappées à Rome. Mais, pour une pétrification étrangère, il y en a mille de nos climats.
On découvrit, ou l’on crut découvrir, il y a quelques années, les ossements d’un renne et d’un hippopotame près d’Étampes, et de là on conclut que le Nil et la Laponie avaient été autrefois sur le chemin de Paris à Orléans. Mais on aurait dû plutôt soupçonner qu’un curieux avait eu autrefois dans son cabinet le squelette d’un renne et celui d’un hippopotame.
Cent exemples pareils invitent à examiner longtemps avant que de croire...

 

extrait d’après l’Echo des Faluns
UNIS pour sauver le Fadet des laîches, CITÉ dans ce texte .


Le site de la réserve naturelle de Saucats sert d’habitat à de nombreuses espèces, animales et végétales, menacées par l’avancée de la forêt : parmi elles, le Fadet des laîches, espèce protégée.
28 volontaires d’UNIS-CITÉ (association créée en 1994 )pour le développement d'un nouveau concept de service civil volontaire se sont rendus à la Réserve Naturelle Géologique de Saucats-La Brède, armés de sécateurs, de scies (et de thermos à café)… bien décidés à sauver le paradis du papillon, en lui conservant la Lande, envahie de chênes, de bouleaux, et de ronces …10 hectares de travail, sous la direction de Cyrille Gréaume, 3 jours de chantier en 2009... et une deuxième équipe s'est retrouvée sur le terrain en janvier 2010.


Le Fadet des laîches
Doc : Conservatoire des espaces naturels de l'Isère

Extrêmement sensible aux changements de milieux, ce papillon était autrefois présent dans les régions Ile-de-France, Centre et Pays-de-Loire. Aujourd'hui, il y est considéré comme éteint.
Au stade adulte (ou imago), il est possible de l'observer de fin mai à septembre selon les sites et les années. Ses larves hivernent au 2e ou 3e stade.
* Famille : les nymphalidae
* Répartition géographique : Espèce eurasiatique. Actuellement présente dans la région Rhône-Alpes et dans le Sud-Ouest de la France.
* Envergure : entre 3,4 et 4,6 cm
* Habitat : prairies tourbeuses, landes et lisières humides et marécageuses jusqu'à 300 m d'altitude
* Descriptif : dessus des ailes brun foncé avec deux ou trois ocelles noirs sur les ailes postérieures. Dessous des ailes postérieures caractérisé par une bande blanche post-médiane qui limite intérieurement une série de 5-6 ocelles noirs, pupillés de blanc et cerclés de jaune. Une ligne métallique argentée sépare la série d'ocelles d'une bande marginale orange.
* Reproduction : œufs pondus de manière isolée sur deux plantes hôtes (la poacée Molinia caerulea et une cypéracées Schoenus nigricans). Les chenilles portent une épine à leur extrémité et se développent de juillet à juin de l'année suivante.
* Menaces : drainage et destruction des zones humides.
* Protection : nationale et européenne.


Recherche sur le site