Cabanac et Villagrains

* Cabanac et Villagrains

Cabanac-et-Villagrains (I.N.S.E.E. n° 077)

Cette commune possède une forte densité de vestiges archéologiques préhistoriques, particulièrement signalés par Lenoir (1993) et la Base Patriarche, représentés pour la plupart par des silex taillés. Ces sites sont repérables sur la carte I.G.N Hostens 1538 Ouest. Les objets, récupérés en prospection, ont été déposés au musée d’Aquitaine. La Base Patriarche recense : - cinq sites paléolithiques sur la commune ; - sept sites probablement néolithiques. Les vestiges gallo-romains semblent absents du territoire, la Carte Archéologique de la Gaule n’en signalant aucun. Les traces archéologiques médiévales sont plus nombreuses, notamment sous la forme de mottes castrales.

1-Une première motte castrale est située au lieu-dit « Gassiès ».

2-Une seconde se situe au lieu-dit de La Tuilerie (Carte I.G.N. : Hostens 1538 Ouest), motte artificielle dans un jardin, visible depuis la route (Cadastre de 1992, Section E2, Parcelle 458) Celle-ci n’est pas accompagnée de mobilier archéologique.

3-Les deux mottes ou « Las Casterasses » ou « Les Pujeaux » (Carte I.G.N. : Hostens 1538 Ouest), sont deux mottes féodales sans mobilier. D’autres sources (Flohic, 2001 ; Drouyn, 1865) les datent de périodes différentes : Néolithique, Age du Bronze ou encore Gallo-Romain (Cf. p64 à 66). Ces mottes sont aujourd’hui encore visibles depuis la route, notamment celles des « Casterasses », près de la « rue des deux mottes ». La Base Patriarche indique un autre site médiéval au lieu-dit Le Château.

4- L’église de Cabanac possède encore des vestiges visibles du XIIe siècle, malgré des remaniements du XIXe siècle, notamment les fenêtres en plein cintre du chevet. Celle de Villagrains fut détruite et reconstruite au XIXe siècle (Flohic, 2001 ; Piganeau E., 1877 ; Laroza, 1988) : « …l’église de Cabanac a été, il y a quelques années, remplacée par un monument neuf, où on a eu, avouons-le, le bon esprit d’encastrer quelques chapiteaux et arcatures de l’ancien. Il s’agit aujourd’hui de sauver l’église de Villagrains menacée du même sort… » écrivait Piganeau en 1877. Cependant, malgré ces efforts, l’église romane fut détruite très peu de temps après. Cette église se composait « …d’une simple nef avec abside semi-circulaire ; elle possède un clocher en arcade sur la façade… ».

 

 


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