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Gornac est un village proche de Sauveterre-de-Guyenne

Extrait page 108 de l'ouvrage de Florence Mothe : " Lieux symboliques en Gironde , trois siècles de franc-maçonnerie à Bordeaux" éditions Dervy

Martinès de Pasqually, vigneron

Gornac est une charmante commune viticole de 375 habitants située au cœur de l’Entre-deux-Mers. Sa position élevée le valu d’être un oppidum romain escorté d’un cortège de villas déjà productrices de vins et dont le sol conserve encore de charmants vestiges printaniers sous la forme de jonquilles et surtout de tulipes botaniques jaunes, plantées par les Romains à l’époque et dont les bulbes ont, en partie, survécus jusqu’à nous. La fertilité de son sol a permis d’y  cultiver des céréales et un moulin témoigne encore du temps où cette région était le grenier à grains de Bordeaux.
Sa proximité de Sauveterre de Guyenne en a fait une possession anglaise au moment de la guerre de Cent ans, avant qu’un prieuré  bénédictin ne s’y installe au XVIe siècle, dépendant de l’ordre de Malte d’Arcins.
C’est par son mariage avec Marguerite Angélique Collas de Mauvigné, le 27 août 1767, à Gornac que Martinès de Pasqually y fit entrer Gornac dans la grande Histoire de la franc-maçonnerie. Grâce à sa belle-famille, il devient un propriétaire terrien prospère, effectuant ses vendanges et exploitant également des terres à La Martingue, dans la commune voisine de Loupiac. Les Collas de Mauvigné apporteront également à Martinès de Pasqually d’importantes plantations à Saint-Domingue dans la région de Léogane  et de Port-au-Prince dont il héritera en 1772, 2 ans avant sa mort. Mais ce court laps de temps lui permettra toutefois d’implanter durablement son ordre outre-mer où il compte encore de très nombreux adeptes, tandis que son œuvre sera reprise à Bordeaux par son disciple et secrétaire, l’abbé Fournié qui résumera ses expériences sur « la chose », dans son ouvrage Ce que nous avons été, ce que nous sommes et ce que nous serons, publié en 1802. Durant la Révolution l’abbé Fournié émigrera en Angleterre où il s’établira jusqu’à sa mort, entretenant une intéressante correspondance avec le Munichois Frantz von Baader.


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