Beautiran : Le Château Couloumey par Pierre Bon

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Parlez-moi du château Couloumey par Pierre Bon

 

Historique du Château Couloumey

site inscrit aux Monuments Historiques

Vins AOC Graves depuis 1772

ouvert au public

de Pâques à la Toussaint de 14h à 18heures, tous les jours.

Château COULOUMEY : 12, route des Landes - BP 2 - 33640 BEAUTIRAN -

Tél: 05-56-67-66-65 - Fax: 05-56-67-66-66

E-mail: hote@chateau-couloumey.com - Site: www.chateau-couloumey.com

Mise à jour: Juillet 2004 par Pierre BON

 

CHÂTEAU COULOUMEY, situé en bordure de l'ancienne route historique reliant BORDEAUX à l'ancien port de BEAUTIRAN, sur la Garonne, est idéalement placé au cœur des vignobles des GRAVES à un quart d'heure du centre de BORDEAUX et de la gare Saint-Jean, à 20 minutes de l'aéroport de MERIGNAC, à proximité du Château de LA BREDE, à 10 minutes du Sauternais, à 30 minutes des grands «Châteaux» de SAINT-EMILION et du MEDOC et à 40 minutes du BASSIN d'ARCACHON.

 

 

Proche de la ville et souvent méconnu, le pays du terroir des GRAVES se déroule sur une distance de 50 Km entre le Sud de BORDEAUX et LANGON et sur une largeur d'environ 5 à 10 Km entre la Garonne et la forêt des LANDES.

 

MONTESQUIEU (1689-1755) célèbre enfant de LA BREDE où il aimait se reposer vantait déjà l'excellent vin produit dans ses propriétés qui ont toujours privilégié la qualité de leur production, reléguant au second plan les importants remaniements architecturaux.

 

CHATEAU COULOUMEY est un pur exemple de ces demeures bourgeoises restées pour la plupart intactes, élégantes, simples et familiales. Ouvert au public depuis 2003, ainsi que dans le cadre des «Festes Baroques» (troisième semaine de juillet) avec une intimité, une délicatesse qui créent cette subtile alchimie entre cette belle époque et ce magnifique terroir le plus ancien et le plus noble du Bordelais.

Cette chartreuse simple néo-classique aux belles proportions a été construite dans la seconde partie du XVlII° siècle, en 1770, par la famille Van Den BRANDEN, riches négociants hollandais de BORDEAUX, ce qui explique peut-être l'importance des communs et des bâtiments agricoles. Philippe VAN DEN BRANDEN avait créé en 1749 une verrerie et une faïencerie, située Place Jean Moulin à LIBOURNE, dite manufacture VANDERBRANDE, qui cessera toute activité en 1806.Cette jolie demeure, encadrée de deux cours parfaites, la cour d'honneur et le jardin topiaire côté terrasse, a été surélevée d'un niveau dans sa partie centrale au milieu du XIX ° siècle .

La propriété du COULOUMEY (se prononçant «coulourneille », signifiant colombier en patois) s'intègre parfaitement dans l'esprit de ces maisons de caractère de la proximité de BORDEAUX qui ont longtemps appartenu aux familles influentes de cette ville. Son architecture, ses dépendances, son parc et ses vignes, le tout sur une douzaine d'hectares, rappellent les bastides de Provence et les villas Toscanes. C'est un bel exemple d'une propriété viticole du XVlII° siècle. C'est à ce titre que ce site est inscrit depuis début 2002 à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, ainsi que le colombier octogonal du XVII ° siècle,

« gardien» de la cour d'honneur, répertorié aux «Pigeonniers de France ».

L'important ensemble de bassins artificiels jouxtant la pièce d'eau du COULOUMEY, alimentés par le ruisseau, la Rouille de Civrac, et le Gat Mort, affluent de la Garonne, a été utilisé par la célèbre manufacture des toiles «indiennes» du XVII° siècle, qui était installée dans les dépendances du Château voisin, la demeure LALANDE (nommée aussi Château de BALAMBIT) et appelée « La Fabrique ». La fabrication des toiles exigeait, en effet, des prairies pour le séchage et des bassins d'eau de grande pureté. Plus tard, ces bassins ont été utilisés en vivier de pisciculture et d'oseraie. On dit que cette chartreuse noble a été construite par l'architecte Victor LOUIS (Grand Théâtre de BORDEAUX, Galeries du Palais-Royal à PARIS, etc.).

Cette toile de BEAUTIRAN était la plus belle de France. Au début du règne de Louis XIV, les élégantes sont folles de ces toiles gaies et exotiques, et si JOUY-EN-JOSAS près de VERSAILLES est la fabrique la plus célèbre, le site Girondin de BEAUTIRAN, sur la route de TOULOUSE est fameux pour la variété de ses pièces et la finesse de leur exécution. La mode durera jusqu'à la moitié du XIX° siècle, BEAUTIRAN fermera en 1832.

Toutes les pièces et salons du rez-de-chaussée du COULOUMEY ont une double exposition, traversées par le soleil d'Est en Ouest. Une vue générale très douce caractérise l'arrière de la maison à la façon d'une villa italienne regardant couler le temps, à l'écart de la Route Nationale 113 dans un autre monde ... de calme et de verdure. Si près de BORDEAUX ... où quelques chevreuils peuvent traverser la propriété, où des habitants réguliers comme un couple de hérons préfèrent sa pièce d'eau aux bords de la Garonne toute proche à quelques centaines de mètres.

Au XIXème siècle, le « COULOUMEY » a appartenu à un armateur Bordelais, Monsieur BELSO et produisait, jusqu'à 100 tonneaux, un vin de GRAVES renommé, appelé Cru Irisson.

Puis, il fut acquis par les Demoiselles DEBELMAS qui l'ont légué aux Hospices de BORDEAUX ; en 1881 il fut vendu à Madame DURAND-DESGRANGES, épouse LEFRANC. Enfin, il a appartenu à la famille DEJEAN de 1930 jusqu'au début 1988, puis à Monsieur Maurice THEVENIN et Grégory ROWE, citoyen américain.

En 1995, le domaine a servi de cadre à deux films avec pour acteurs Marie-France PISIER et Clotilde COURAU dans : «FIDELE, INFIDELE » ; et le danseur-étoile Patrick DUPONT dans « DANSE AVEC LA VIE ».

Pierre BON, son nouveau propriétaire, tomba immédiatement amoureux de cette propriété, son charme, la beauté de son environnement et la réputation de son terroir. Depuis la fin de l'été 1996, il lui a redonné une vie viticole et entrepris sa restauration pour lui donner une âme.

Le Château COULOUMEY accueille toute l'année des hôtes en leur offrant au 1er étage quatre chambres confortables, au charme ancien, avec chacune sa salle de bains de style rétro et toilettes privées. Les chambres sont répertoriés aux Gîtes de France, le Petit Futé et le Guide Michelin Aquitaine. Elles dominent le jardin topiaire aux arbres centenaires, le grand parc et ses allées cavalières, la pièce d'eau, les vignes, les chais et l'ancienne chapelle créée en 1781.

Les petits déjeuners sont servis au rez-de-chaussée, dans un grand séjour où trône une grande cheminée Louis XIV, ou en terrasse, à la belle saison. Un grand salon de détente, ainsi qu'un salon dans le jardin ombragé, sont à la disposition des hôtes.

Aujourd'hui Château Couloumey possède 4 hectares de vignes et produit environ 20000 bouteilles. Son terroir chaud de graves profondes, semblable à celui des grands crus voisins de Pessac-Léognan, distants de quelques kilomètres, cépages traditionnels: Merlot (70% et Cabernet Sauvignon (30%), viticulture respectueuse de l'environnement, vendanges manuelles de raisins à maturité riches en anthocyanes (couleurs) et en tannins (excellents pour la santé), vinification en fût de chêne français, redonnent aux crus de Château Couloumey sa notoriété viticole d'autrefois, création depuis 1772.

En effet, ses crus rouges AOC GRAVES sont de qualité et prometteurs. Ils ont une belle robe rubis foncé, brillante, au nez ses arômes de fruits rouges (cerises et mûres) et finement toastés, sont subtils. Fruités, ronds en bouche, gouleyants mais onctueux avec une finale légèrement vanillée, ils expriment une sensation de charme et de volupté.

Ils sont déjà très équilibrés et seront parfaits après quelques années en cave. Jeunes ou en vins de garde, dans la tradition des vins de GRAVES, ils accompagneront merveilleusement viandes rouges ou blanches, volailles, fromages à pâtes molles ou dures, fraises. Harmonie, élégance et finesse caractérisent les crus de CHATEAU COULOUMEY. Ils vous séduiront.

Le cadre de cette demeure de charme est propice à la détente et constitue une base idéale pour visiter le riche patrimoine Bordelais et de la région Girondine.

Venez la visiter, vivre ses chambres d'hôtes et déguster ses crus dans une atmosphère magique.

Fin du texte de Pierre BON

* parlez-moi du château Couloumey à Beautiran

Le mystère du Gua Mort de Couloumey au Tuquet … De part et d'autre de la pièce d'eau de Couloumey, dans un vaste espace marécageux compris entre le Gat Mort et l'estey de Civrac, on peut encore observer un important système de canaux. De toutes les hypothèses avancées concernant leur usage, aucune ne nous paraît totalement satisfaisante :

-On a parlé d'aménagements liés à la production de toiles indiennes, très importante au 18ème et début XlXème dans cette partie de la vallée du Gat Mort. Le traitement des toiles exigeait une eau très pure or, à l'exception de la pièce d'eau, partie intégrante des jardins du château, aucun élément du système ne semble avoir été bâti et bon nombre sont en situation de cul-de-sac. Certains ensembles sont représentés en situation d'isolement, sans relation avec l'estey ou le Gat Mort. Ceci nous permet de douter de la qualité de l'eau qui devait y stagner.

- On a parlé de pisciculture : aucune installation connue de ce type ne comporte de bassins aussi étroits.

- Cet élément permet aussi d'écarter l'hypothèse de cressonnières qui nécessitent une circulation de l'eau.

- Un système de drainage ? Le réseau est bien trop dense. Si l'on observe le cadastre de 1848 qui donne une image précise de l'ensemble, on constate d'abord qu'il n'y a pas dans ce dédale de canaux, de système de circulation cohérent ; l'accessibilité aux différentes parties devait nécessiter de nombreux ouvrages de franchissement. Parmi les éléments en eau, seule la grande pièce d'eau du château porte un numéro cadastral. Dans l'ensemble du système, ce sont les bandes de terre qui portent des numéros de parcelles ; de petites flèches indiquent que les canaux qui les longent s'y rapportent.

On peut donc en conclure que la partie intéressante n'était pas la partie en eau mais la langue de terre ce qui permet d'écarter l'hypothèse d'un usage des parties en eau pour le rouissage du chanvre.

Il suffisait évidemment de consulter les matrices cadastrales pour connaître l'usage fait de ces parcelles ; par malheur, ces matrices n'existent plus, nous condamnant encore aux hypothèses.

Des « Aubarèdes » ?  Dans ces terrains il ne semble pas nécessaire de creuser autant de canaux pour faire pousser des vergnes même si l' exploitation de ce bois est toujours d'actualité aujourd’hui entre Couloumey et le Tuquet..

Des oseraies ? Peut-être ; il en existe encore actuellement dans la basse vallée de la Garonne en amont de Langon mais, à l'évidence, elles n'exigent pas d'avoir les pieds dans l'eau.

Des jardins ? certes le terrain est fertile, les différents type de vanaux pourraient plaider pour différents types de culture mais ce dédale est peu commode pour des jardins maraîchers.

Cela reste le mystère du Gua Mort de Couloumey au Tuquet !!

 

Site : http://www.chateau-couloumey.com/

le journal de la promenade 2003 du SIGM


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