Cadaujac : l'histoire de ses châteaux TOME 2 Par F Durand, JC et Jeanie Grenier

Cadaujac et ses châteaux Tome 2

 

par Frédéric Durand, Jean Claude et Jeanie Grenier

publié dans le Journal de la Promenade ( ISSN 1959-4259) le 6 septembre 2009

 

Château Bardins

Château Malleret

Château Millefleurs (autrefois château Plombard)

Le Domaine de Droit

Le château Lamothe Bouscaut

 

des précisions sont apportées par Monsieur LUNG concernant le Domaine de Droit

 

 

 

 

 

 

 

Château Bardins

voir aussi château Bardins d'après archives

Sur les terres actuelles de Bardins, dès 1350, on trouve trace d’un moulin situé sur l’Eau Blanche. Les archives révèlent qu’en 1573, Jean Ibarolla, écuyer, Sieur de Bardin, est condamné pour le non paiement d’une rente relative à ce moulin et ses dépendances.

Actuelle propriétaire du château Bardins, Mme Puel mentionne, dans l’historique de son domaine, la présence d’une teinturerie dans les dépendances du moulin. Une Maison Noble aurait existé sur le site avant le XIVème siècle. De plus, sur ces terres, s’élève un pigeonnier très ancien : aucune archive ne révèle son origine.

En 1849, M. Pierre Bellarmin Tandonnet achète la propriété et fait construire le château.

La façade Sud est composée d’un corps de logis encadré de deux ailes en avancée. Une corniche crénelée souligne la base de la toiture des ailes et de la tour circulaire située à l’angle de rencontre du corps de logis et de l’aile Ouest. Celle-ci est percée d’une porte et d’une fenêtre (à l’étage), toutes deux plein cintre. La porte est coiffée d’un relief de pierre à angle saillant alors que celui de la fenêtre en épouse la forme arrondie. Gravée dans le mur, on peut lire la date de 1850.

La tour abrite un escalier qui permet l’accès au premier étage. S’appuyant sur le corps de logis, accolé à l’aile Est, se trouve un balcon ceinturé de balustres. Le même type de balustres couronne une avancée de bâtiments en rez-de-chaussée côté Ouest.

 Un fronton de pierre sculptée relie le haut de l’aile Est à la tour. L’harmonie des volumes et les décors architecturaux en font une gracieuse demeure. Il est à noter, au Sud Est de la propriété, la présence d’une grotte abritant une Vierge, construite à l’identique de celle de Lourdes. Elle fut édifiée à l’initiative de Mme Chancel alors propriétaire de Bardins. J’ai eu la chance d’entendre de la bouche d’un membre de sa famille, M. Jacques Tandonnet, l’histoire perpétuée de cette grotte : alors que la grêle menaçait de détruire toute la récolte de raisins, Mme Chancel se mit à prier suppliant le ciel de l’épargner de ce désastre. Elle promit dans ses supplications de faire ériger une grotte à la gloire de la Vierge si ses prières étaient entendues. Une couronne de nuages sombres encercla le ciel de Bardins et un déluge de grêlons vint endommager toutes les récoltes alentours. Seul le vignoble de Mme Chancel fut épargné… un miracle ? Sans nul doute, une belle histoire !

Le petit-fils de Mme Chancel, M. Paul Tandonnet, vend le domaine en 1903 à M. Vincent. Le vignoble perd deux hectares au profit d’un parc d’agrément. La fille de M. Vincent épouse M. Camille de Bernardy de Sigoyer. Derrière ce nom, trois générations portent haut la réputation du vignoble, Bardins répondant à l’appellation des « Pessac-Léognan ».

 

Château Malleret

classé monument ; lire aussi le " Parlez moi de" château Malleret (photos)

Cet accueillant château riverain de la Garonne est édifié de 1860 à 1870. Il appartient alors à M. Armand Coureau, constructeur de navires.

Le lieu est déjà connu sous le nom de Malleret au XVIIème siècle et figure sur la carte de Cassini. L’endroit a révélé des vestiges d’anciens bâtiments. Par ailleurs la carte de Belleyme de 1869 révèle l’existence d’une demeure à cet endroit. Un style éclectique caractérise la construction de ce château. Le corps de logis central, coiffé d’un toit à la Mansard, est en surélévation et comporte un étage. Côté fleuve, on accède au grand salon par un escalier tournant à deux volées et montées convergentes. Ses balustrades sont un rappel des balustres de toit qui ornent les deux parties latérales. Chaque extrémité accueille un élégant pavillon en retour d’équerre vers la Garonne dont certains ornements architecturaux rappellent ceux du pavillon central. Deux tours rondes agrémentent le pavillon coté Ouest encadrant une petite avancée de style bow-window supportant une terrasse sécurisée par des balustres.

 

Outre la bâtisse principale, les dépendances, le belvédère, le bassin d’agrément, le château d’eau hispano-mauresque, les grilles de clôture, l’horloge surmontée d’une cloche…et ses jardins en font un lieu qui suscite l’émerveillement et aiguise la curiosité concernant son passé.

Comme toute demeure, ce château a abrité des joies et des peines. Certains récits, certaines archives permettent de retracer quelques tranches de vie de Malleret. Le nom de Coureau y résonne encore ; tout d’abord parce que le personnage a façonné le château à son image tel que nous pouvons l’admirer aujourd’hui, ensuite par la vie tourmentée qu’a été la sienne. M. Armand Coureau s’est lié d’amitié avec Napoléon III qui effectue plusieurs séjours au château, arrivant de Bordeaux en bateau vapeur. Un embarcadère privé permet un accès direct à la propriété. C’est l’occasion pour les deux hommes de s’entretenir sur le monde des affaires et de la politique (M. Coureau est alors député de l’arrondissement de Libourne). Mais une succession de drames va briser la vie d’Armand Coureau. Au décès de son épouse feront suite deux autres disparitions : celles de deux vignerons, asphyxiés dans des cuves en fermentation. Le sort s’acharne : il perd sa fortune en faisant de mauvaises affaires avec la Russie et l’Amérique. Il est écarté du monde politique et perd son titre de député. Ruiné, son château est mis en vente en 1869.

Un autre personnage marque la vie de Malleret : il s’agit de M. Berthias qui acquiert le château en 1933. Lui aussi y a laissé son empreinte. Après avoir fait l’acquisition de grilles en fer forgé provenant de la place Gambetta à Bordeaux, il les fait installer en bords de Garonne. Attaché à l’esthétique et à la beauté du château, M. Berthias n’en demeure pas moins un homme d’affaires qui tirera profit de toutes les possibilités qu’offrent les lieux. Il y installe une ferme laitière moderne et commercialise son lait sous le nom « Le lait vivant ». Il est également à l’origine de la mise du lait en bouteilles de verre.

 

Concernant le château Malleret, il convient de préciser qu’une magnifique serre métallique, coiffée d’un belvédère, trônait sur ses terres. Dommage que ce patrimoine local ait été exilé à Gradignan il y a quelques années.

Messieurs Auriat et Bergey, actuels propriétaires de Malleret, vouent une véritable passion à ce domaine, passion qu’ils savent faire partager lors de visites commentées, où la beauté des lieux n’a d’égal que l’accueil chaleureux réservé aux hôtes d’un jour.

 

 

 

Château Millefleurs (autrefois château Plombard)

 

Les archives départementales ne possèdent aucun document concernant ce château. Les nouveaux propriétaires tentent d’en faire l’historique par le biais des actes notariés relatifs aux ventes successives (le dernier en leur possession date de 1910) et pour la période la plus récente par les témoignages des descendants des familles l’ayant occupé.

Dès 1822, Jean-Baptiste ROULLE possède une propriété près de la Garonne, à « Calot ». S’il agrandit ses biens en terres à cet endroit, il transfère l’habitation au lieu-dit « Plombard » dans une ancienne chartreuse surmontée d’un pavillon en son centre.

En 1881, il faut reconstruire cette maison trop ancienne. Son fils, Jean-Urbain, fait alors édifier sur son emplacement le château Plombard, qualifié dans les actes notariés de château de style Louis XVI. Bandeaux de pierre, frises, sculptures, balustres viennent adoucir le côté imposant de la bâtisse. Deux portails en fer forgé donnent accès à la propriété. Celui de l’entrée principale porte en haut de ses parties latérales des deux initiales, "J" et " R", de Jean ROULLE.

M. ROULLE se partage entre la rue des Augustins à Bordeaux, sa résidence principale, et sa propriété cadaujacaise. Les années passant, il séjourne de plus en plus souvent au château. Il sera maire de Cadaujac de 1885 à 1888.

Un acte de vente de 1926 éclaire sur la composition de la propriété à cette époque. Il fait état de logements de cochers et de jardiniers, de remises et de dépendances, d’une écurie, d’un vaste hangar et d’une orangerie.

Le château s’ouvre sur un jardin anglais. Un grand parc de huit hectares, composé de chênes, de chênes d’Amérique, de pins et d’autres essences, s’étend vers l’Ouest et le Sud. Ce même acte de vente fait mention d’un chauffage central en cours d’installation.

Le 20 novembre 1930, le château Plombard est vendu à un américain, M. Tracey WOODWARD qui le rebaptise, « Château Millefleurs ». La description des biens vendus faite dans l’acte notarié est identique à celle de l’acte de 1926. Vingt deux orangers et citronniers sont compris dans le vente : ce détail témoigne de la qualité de vie au château.

Les jardins sont alors remaniés, enrichis de massifs de fleurs. L’intérieur accueille un mobilier en partie de style chinois, M. et Mme WOODWARD habitant en Chine avant leur arrivée à Cadaujac.

M. WOODWARD décède le 27 mars 1938 lors d’un voyage d’affaires. Son corps est rapatrié à Gênes par le bateau Conte-Biancamano, puis à Cadaujac où il est inhumé.

Durant le guerre, Isabelle WOODWARD, sa veuve, et ses enfants, fuyant les allemands, partent aux Etats-Unis. On raconte qu’en signe de protestation, lors de l’arrivée des allemands à Cadaujac, le drapeau américain a été hissé sur le balcon du château et retiré sous la menace de l’occupant. On ignore qui a eu l’initiative de cet acte de bravoure.

Le château est réquisitionné par les allemands. « Un immense portrait d’Hitler occupait tout un mur de la pièce en face de l’escalier », témoigne une cadaujacaise (petite-fille, elle accompagnait sa grand-mère employée au château). « Les allemands jouaient avec moi, mais quand ils m’emmenaient dans le grand bureau, le portrait me faisait peur ».

En 1947, Isabelle WOODWARD et ses enfants reviennent à Cadaujac pour vendre les meubles et le château. Par un pur hasard, les propriétaires actuels, ont retrouvé le salon que possédait la famille WOODWARD ; il a aujourd’hui retrouvé ses murs d’origine.

Le 13 mai 1949, la Caisse d’Allocations Familiales de la Gironde achète le château à la famille WOODWARD. Il devient un pensionnat pour jeunes filles en difficulté. En 1975, il sera vendu au centre régional d’Aquitaine pour l’enfance et l’adolescence inadaptées.

Depuis 2004, il est redevenu propriété privée de M. et Mme GRENIER.

 

 

 

Le Château Lamothe-Bouscaut

 

Peu de traces existent sur l'histoire de cette demeure qui date sans doute du XIIème siècle, reste d’une maison forte dont les anciennes meurtrières sont encore visibles aujourd’hui. Elle se trouve alors au lieu-dit "A Fosse Meney" cette maison s'appelait anciennement le « Mayne d’Arnaud Guillem », du nom, sans doute, d'un avocat à la cour.

Entre 1538 et 1611, on retrouve les traces d’un certain Jean de La Mothe à Cadaujac, puis en 1725, de Catherine de Lamothe, membre active des habitants de la paroisse. L’édifice a donc conservé le nom de cette châtelaine jusqu’à nos jours. Il existait également un chemin dit de Lamothe ou de Naudin partageant le domaine en deux, avec le château Lamothe à l’ouest et la propriété de Cocut à l’est.

En 1787, la Dame Chatry et son époux, habitant rue du Hâ à Bordeaux, en deviennent propriétaires. L’édifice consiste en un corps de métairie (appelé maine en Bordelais), entouré d' un jardin, de terres labourables et de vignes d’une contenance de 19 journaux*.

En 1792, le vignoble du domaine appartenenant à Louis Chatry (indiqué sur la carte de Belleyme) représente 17 journaux. Il prend rapidement une grande ampleur et représente quelques années plus tard 36 journaux. La famille Chatry conserve le domaine jusqu'en 1842 et l'embellit par la construction d'une chartreuse ; la propriété comporte alors deux maisons, vignes, bois, acacias, verger et jardin, puis en 1839 des charmilles, "avenue de chênes" (bien visible sur le cadastre de 1847) qui mène de la route nationale depuis le Bouscaut jusqu’à la chartreuse.

Le propriétaire suivant, Louis Alcide Defaure, sera le secrétaire du conseil de fabrique de Cadaujac en 1845. Le baron Fernand Defaure acquiert le bien familial par sucession en 1874. Egalement propriétaire du domaine de Crairgnac, « premiers sables Saint-Emilion », il fait certes de sa propriété cadaujacaise un lieu de vacances, mais surtout une exploitation de 26 ha avec "110000 pieds de vignes des meilleurs cépages" et 6 ha de prairies. A la fin du XIXème siècle, la réputation du cru Lamothe-Bouscaut est au plus haut, "un digne rival des principaux crus des graves supérieures" et obtient une médaille de bronze pour les vins de Graves en 1895. Après le décès de son époux en 1909, Anne Marie Magdeleine Paravey, veuve Defaure, conserve le domaine jusqu’en 1917. N’ayant pas eu d’enfant, il revient à un membre de la famille, Jean Pierre Edmond Marguerite Malen, propriétaire du château Baleau à Saint-Emilion.

En 1939, il devient propriété de la famille de Jean Baptiste Haurat, cultivateur du domaine de Couhins à Villenave d’Ornon puis en 1942, de celle de René Bertrand Nelson et en 1946 de la famille de Jean Roger Martin, toujours propriétaire à ce jour. Après son décès en 1951, les 12 ha de vignes sont confiés en fermage au château Bouscaut en 1969, puis rachetés par Sophie Lurton en 1999.

 

* journaux

 

 

Le Domaine de Droit

 

Ce domaine se situe à la rencontre de trois communes : Cadaujac, Saint-Médard d’Eyrans et Isle-Saint-Georges.

La carte de Belleyme révèle son existence à l’endroit nommé « port de Larroumy », ce qui signifie « port des roumieux », nom médiéval signifiant « pèlerins ».

 

En effet, on pense qu’en ces lieux les pèlerins de Compostelle empruntaient un gué pour rejoindre l’île de Lalande. C'est en effet au Domaine du Droit que se trouvait la borne des pèlerins que l’on peut voir aujourd’hui près de l’Eglise de Cadaujac.

On accédait alors à la demeure par le fleuve comme en atteste un petit estey comblé et la façade Nord de la bâtisse tournée vers le fleuve.

Au Sud, existait un portail d’entrée avec piliers.

Propriétaire des lieux, M. NOLIBOIS vend un lopin de terres au Sieur DROIT en 1749.

La maison actuelle, de style néo-classique, daterait de la deuxième moitié du XVIIIème siècle. Les cheminées ont été recouvertes d’une épaisse couche de peinture grise à base de plomb généralement signe du deuil du Roi Louis XVI. Des bandeaux de pierre soulignent les étages de la bâtisse constituée d’un soubassement, d’un rez-de-chaussée surélevé d’un étage.

Sur la façade principale, une porte coiffée d’un fronton triangulaire s’ouvre sur un perron auquel on accède par un escalier à deux montées parallèles. L’escalier situé au Sud présente, quant à lui, deux montées divergentes.

Les dépendances, situées à l’Ouest de la demeure, sont plus récentes.

En 1792, le lieu prend le nom de son propriétaire et devient le Domaine de Droit. Le domaine lui appartient déjà en 1789, il comprend alors une maison, un chai, un cuvier, une cour, un verger, une vimière, de la vigne.

Le Sieur DROIT décède en 1812, sa veuve lui succède au domaine. Leurs trois filles célibataires en hériteront. Une affaire les opposera à la mairie de Cadaujac. Traversant leur propriété, l’estey du Clavet est navigable jusqu'au port du même nom, pouvant ainsi être considéré comme voie publique. Elles refuseront d’en assumer seules le coût du curage.

Le domaine est vendu en 1851 à M. Auguste SILLIMAN, célibataire. A son décès, ses frères et sœurs en héritent. L’un d’entre eux, Charles, rachète l’ensemble des parts. En 1862, il procède à un agrandissement sur le corps central. En 1880, Charles SILLIMAN est autorisé à utiliser le chemin du Port des Places comme digue pour la submersion de ses vignes contre le phylloxéra. Il décède en 1883. Gustave, son fils, enfant unique, acquiert le domaine par succession. En 1885, il fait l’acquisition du chemin du pèlerin lui permettant de réunir ses deux propriétés. Il fait construire une serre d’agréments. Au bord de la Garonne, se trouvent encore un kiosque et une belle terrasse. Les vignes couvrent la plus grande partie des terres.

Gustave SILLIMAN sera consul honoraire de la Suisse à Bordeaux de 1886 à 1889, année de son décès. Aidé de M. Jean BROUSTERA, régisseur, sa veuve s’occupera du domaine.

Négociant en rhum, la famille SILLIMAN disposait d’une importante fortune. Dans le livre « Cadaujac à travers les âges », l’abbé ABRARD rapporte que cinq ménages étaient employés en permanence pour travailler dans le domaine et servir les maîtres.

La fille unique de Gustave SILLIMAN, Jeanne, héritera du domaine.

S’ensuivront plusieurs propriétaires jusqu’en 1967, date à laquelle le Domaine du Droit et deux autres propriétés voisines sont réunis pour constituer une SAFER. Des digues sont construites, des fossés comblés, la maison du Clavet détruite et le sol est nivelé pour faire place à de grandes prairies.

fr droit facadeM. Louis DENOIX DE SAINT-MARC se portera acquéreur du domaine et demandera l’inscription des façades et des toitures à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, accordée le 12 avril 1988.

 

des précisions sont apportées par Monsieur LUNG concernant ce Domaine de Droit.

 

 

 

Auguste Silliman avait un frère Henri qui est venu s'installer à Bordeaux. Marié, deux petites filles, il décède, laissant une situation embrouillée. Son frère Charles, règle les affaires et épousera sa belle sœur à Neuchâtel (Suisse) où il fera un accord avec les héritiers du Docteur qui avaient mis au point la formule de l'absinthe qui commençait à se distribuer en France et ailleurs. Ce sera les débuts de la fortune des Silliman, Charles et son fils Gustave.

Le Domaine de Droit vient du troisième frère qui lui a fait sa fortune au Brésil où il est resté une quinzaine d'années.

La serre d'agrément a été construite, car cet homme s'était découvert une passion pour les orchidées qu'il faisait pousser dans cette serre.

Jeanne Silliman, épouse Lung héritera du Domaine qui sera vendu après la guerre 14/18.

 

(texte de Jacques Lung, petit fils de Jeanne Silliman)

 

 


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