Portrait des agriculteurs en 2025

chataignier 2en photo le vieux chataignier de Saucats

Portrait des agriculteurs en 2025 , par Christiane Espeut Guillemot, secrétaire SIGM

texte extrait du Journal de la 14° Promenade 21 septembre 2014, édité par SIGM

D’après "Le monde agricole en tendance. Un portrait social prospectif des agriculteurs", CEP,( Centre d’études et de prospectives du ministère de l’Agriculture) La Documentation Française, 2012

Aujourd’hui 21 septembre 2014, c'est la 14 ° promenade cantonale, on se promène à travers bois, prairies, vignes…Qui  sont aujourd’hui et qui  seront demain les garants de la qualité de ces paysages ? Telles sont les questions auxquelles tente de  répondre la récente étude de 2012 sur le profil des nouveaux exploitants agricoles et esquisse les tendances pour les années à venir. Durant les dernières décennies, l’agriculture s’est profondément modifiée : mécanisation, régulation, mondialisation des marchés…  Cette nouvelle agriculture a vu émerger de nouveaux agriculteurs dont les façons de travailler, les compétences et jusqu’à l’origine sociale, ne sont plus tout à fait les mêmes. Ainsi, pendant les quinze prochaines années, le niveau de formation et de compétences des chefs d’exploitation continuera d’augmenter : la moitié d’entre eux aura un niveau de formation secondaire, et un quart aura un niveau d’études supérieures. Cette tendance sera encore plus marquée en grandes cultures. L’enseignement agricole devrait pour sa part former les élèves à davantage de métiers divers et leur faire acquérir des compétences toujours plus variées. En 2010, 42 % de l’ensemble des exploitants avaient plus de 55 ans. En 2025, ce seront de nouveaux agriculteurs, «  jeunes et diplômés » qui seront majoritairement aux commandes. Avec une telle évolution, la conception par le milieu agricole des rapports entre exploitants et propriétaires devrait s’en trouver, elle aussi, profondément modifiée. Si on a calculé que la surface moyenne dont dispose les 8 millions de propriétaires ruraux en France est de 7 hectares ;aujourd’hui environ 7 millions d’hectares sont exploités en faire-valoir direct et 20 millions d’hectares sont loués à des fermiers agriculteurs. Le fermage gagne du terrain…( notons que le « métayage » n’existe plus).

Selon que l’on soit propriétaire d’une terre agricole, d’un étang, d’une forêt ou d’un terrain d’agrément, que l’on soit bailleur ou exploitant, les préoccupations sont diverses et couvrent un large spectre.

Un point commun entre toutes ces situations est que l’environnement juridique et règlementaire est  particulièrement complexe…l'image du  paysan «  illettré »  d’autrefois a vécu !

voir sur www.propriété-rurale.com

 

 


Recherche sur le site